{"id":359,"date":"2023-09-19T17:14:45","date_gmt":"2023-09-19T15:14:45","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.steclairearras.org\/wordpress\/?page_id=359"},"modified":"2023-09-19T17:16:10","modified_gmt":"2023-09-19T15:16:10","slug":"histoire","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.steclairearras.org\/wordpress\/histoire\/","title":{"rendered":"L&rsquo;histoire du monast\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">La fondation d\u00e8s 1445<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p><strong>Sainte Colette<\/strong>, de retour dans le Nord, aurait aim\u00e9 fonder un monast\u00e8re dans sa ville natale. H\u00e9las, rien ne p\u00fbt faire fl\u00e9chir l\u2019opposition des b\u00e9n\u00e9dictins de l\u2019Abbaye de Corbie, Philippe de Saveuse proposa alors une fondation dans la ville d\u2019Arras, et invita Colette \u00e0 s\u2019y rendre : <em>\u00ab Si je n\u2019y vais vivante, j\u2019irai morte \u00bb<\/em>, r\u00e9pondit-elle proph\u00e9tiquement. La perte de la ville de Corbie fut un gain pour Arras ! Colette meurt le 6 Mars 1447 et, \u00e0 peine 10 ans plus tard, Philippe de Saveuse jette les fondements d\u2019un monast\u00e8re dans la ville d\u2019Arras, sur sa propri\u00e9t\u00e9 situ\u00e9e rue de Bronne, pr\u00e8s de la porte de la vigne, aujourd\u2019hui rue Sainte Claire.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"260\" height=\"390\" src=\"https:\/\/wp.steclairearras.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Couvent_des_Clarisses.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-360\" srcset=\"https:\/\/wp.steclairearras.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Couvent_des_Clarisses.jpg 260w, https:\/\/wp.steclairearras.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Couvent_des_Clarisses-200x300.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 260px) 100vw, 260px\" \/><\/figure>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><strong>Le 3 des ides d\u2019Avril 1457<\/strong>, il obtient du Pape Callixte III la bulle d\u2019\u00e9rection du couvent, <em>\u00ab fond\u00e9 pour louer Dieu \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 \u00bb<\/em>. En 1460, 13 religieuses de Gand, form\u00e9es par sainte Colette, prennent possession des lieux. Tr\u00e8s vite, la communaut\u00e9 s\u2019accro\u00eet et, en 1481, elle peut envoyer des religieuses fonder un monast\u00e8re \u00e0 P\u00e9ronne avec les clarisses d\u2019Hesdin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1496<\/strong>, la communaut\u00e9 d\u2019Arras fondera Cambrai en union avec les monast\u00e8res d\u2019Amiens, de Gand, de Bruges et d\u2019Hesdin. D\u00e8s cette \u00e9poque (fin XVe \u2013 d\u00e9but XVIe) la crypte de la chapelle des clarisses est recherch\u00e9e par le peuple et la noblesse comme lieu de s\u00e9pulture ; ce dont quelques \u00e9pitaphes, visibles aujourd\u2019hui encore dans la chapelle, sont la trace. L\u2019histoire du monast\u00e8re nous est presque inconnue jusqu\u2019en 1570 ; nous savons qu\u2019il s\u2019accro\u00eet et prosp\u00e8re par la gr\u00e2ce de Dieu. De cette \u00e9poque, datent le sceau original du Monast\u00e8re, et un manuscrit dont on ne poss\u00e8de plus qu\u2019une copie du XVIIe si\u00e8cle. Son auteur semble bien \u00eatre la neuvi\u00e8me abbesse : Marie du Mont Saint-\u00c9loi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1556<\/strong>, Arras passe sous domination espagnole. L\u2019influence de Calvin se fait ressentir, les Pays-Bas sont presque conquis \u00e0 la foi nouvelle, la France est agit\u00e9e. Le 20 ao\u00fbt 1577, les 21 clarisses de Gand doivent quitter leur monast\u00e8re saccag\u00e9 et br\u00fbl\u00e9. Elles font route vers Arras, emportant avec elles le corps de sainte Colette. Ainsi, Colette r\u00e9alise sa parole proph\u00e9tique : <em>\u00ab En Arras, si je n\u2019y vais vivante, j\u2019irai morte. \u00bb<\/em> Elle y demeura 7ans. Le monast\u00e8re \u00e9tant trop petit pour accueillir les 21 religieuses, elles se r\u00e9partissent entre Arras, Cambrai et Hesdin.La paix revenue \u00e0 Gand en 1585, elles regagnent leur patrie et laissent en signe de reconnaissance, une vert\u00e8bre de sainte Colette !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En Ao\u00fbt 1596<\/strong>, l\u2019\u00e9preuve s\u2019abat sur le monast\u00e8re : \u00ab Le confesseur, dix ou douze s\u0153urs et une servante meurent de mauvaise maladie. \u00bb Ce grand malheur attire sur la Communaut\u00e9 une sympathie g\u00e9n\u00e9rale. L\u2019\u00e9v\u00eaque Matthieu Moullart, attribuant l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u00e9vastatrice aux \u00e9manations putrides du ruisseau qui coule le long des remparts de la ville, s\u2019empresse de la faire ass\u00e9cher. Cette \u00e9preuve pour la communaut\u00e9 est une des causes lointaines de la reconstruction de l\u2019agrandissement du couvent. La construction date de 1457, nous sommes en 1596 ! Au XVIIe si\u00e8cle, moines de l\u2019abbaye Saint-Vaast et bienfaiteurs essayent de rendre la vieille demeure plus salubre. Aussi, en 1624, l\u2019Abb\u00e9 Philippe de Cavers d\u00e9cide-t-il de la reconstruire et de l\u2019agrandir. L\u2019\u00c9glise seule demeure celle de la fondation ; elle ne subit que le changement de la porte d\u2019entr\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque et c\u2019est le seul b\u00e2timent qui, malgr\u00e9 guerres et r\u00e9volution, restera jusqu\u2019\u00e0 nos jours.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1640<\/strong>, Arras devient fran\u00e7aise et ne cessera plus de l\u2019\u00eatre. En 1687, les clarisses d\u2019Arras sont en proc\u00e8s. En effet, une saline (entreprise de production de sel par \u00e9vaporation d\u2019eau) a \u00e9t\u00e9 construite \u00e0 proximit\u00e9 du couvent et l\u2019on y br\u00fble de la houille, ce qui alt\u00e8re la sant\u00e9 des religieuses. Ce proc\u00e8s durera 40 ans ! L\u2019arr\u00eat final sera en faveur des clarisses, mais que de rebondissements ! Gr\u00e2ce \u00e0 un arr\u00eat\u00e9 du 27 Avril 1727 qui ordonne une enqu\u00eate d\u00e9taill\u00e9e de tous les biens des monast\u00e8res et abbayes du royaume, nous avons quelques renseignements sur l\u2019\u00e9tat de la communaut\u00e9 \u00e0 cette \u00e9poque.Nous apprenons par exemple : que la communaut\u00e9 est compos\u00e9e de 26 religieuses et de 2 postulantes, que leur travail manuel ne leur apporte rien, qu\u2019elles vivent de ce que le Seigneur leur envoie. Il y a deux pr\u00eatres et trois fr\u00e8res qu\u00eateurs qui mendient pour la communaut\u00e9, et une servante qui assure le service de la porte du monast\u00e8re. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que l\u2019on con\u00e7oit le projet soit de la construction, soit de la restauration de la petite chapelle du jardin, qui existe encore aujourd\u2019hui et porte le mill\u00e9sime 1735. C\u00f4t\u00e9 rue sainte Claire, c\u2019est autour de 1769 qu\u2019est construite la porte d\u2019entr\u00e9e, mur\u00e9e aujourd\u2019hui, et connue sous le nom de portail <em>\u00ab de l\u2019\u0153il de Dieu \u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">La R\u00e9volution Fran\u00e7aise<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>En 1781<\/strong>, les clarisses, expuls\u00e9es de Gand, partent se r\u00e9fugier \u00e0 Poligny, emportant avec elles le reliquaire de Colette. Passant par Arras, elles prennent quelques heures de repos sur les lits de leurs s\u0153urs, pendant que celles-ci veillent sur les reliques de la bienheureuse. Pour la seconde fois, Colette r\u00e9alise sa promesse : <em>\u00ab En Arras, si je n\u2019y vais vivante, j\u2019irai morte \u00bb<\/em>. Le 12 Avril 1784, deux s\u0153urs de Tournay, chass\u00e9es elles aussi, sont accueillies parmi nous. Les ann\u00e9es qui s\u2019\u00e9coulent alors sont lourdes d\u2019inqui\u00e9tudes. En 1789, la r\u00e9volution fran\u00e7aise \u00e9clate, l\u2019\u00c9glise de France est menac\u00e9e. La communaut\u00e9 des clarisses d\u2019Arras, comme toutes les communaut\u00e9s religieuses, tombe sous le coup de d\u00e9crets (suppression des v\u0153ux monastiques, des ordres religieux ; les biens du clerg\u00e9 deviennent biens nationaux\u2026.) Par deux fois, les officiers municipaux viennent au monast\u00e8re et dressent l\u2019inventaire de tous les biens, pi\u00e8ce par pi\u00e8ce, puis ils interpellent chacune des s\u0153urs <em>\u00ab afin de d\u00e9clarer si elles veulent s\u2019expliquer de leur intention de sortir de la maison de leur Ordre, ou d\u2019y rester et de continuer la vie commune. \u00bb<\/em> Toutes, y compris les deux exil\u00e9es de Tournay, qui d\u2019ailleurs ne disent mot sur leur origine, d\u00e9clarent vouloir garder la Forme de vie. Non seulement, l\u2019assembl\u00e9e nationale avait supprim\u00e9 les v\u0153ux monastiques, mais elle avait pris une mesure plus grave en interdisant la mendicit\u00e9. Les temps sont tr\u00e8s durs pour les clarisses, elles sont 27 \u00e0 vivre au monast\u00e8re. La communaut\u00e9 d\u2019Arras se retrouve dans une telle mis\u00e8re qu\u2019elle doit recourir \u00e0 la municipalit\u00e9, qui accueille sa demande et avance un secours \u00e0 la communaut\u00e9. Le secret de cette bienveillance est simple : l\u2019Abbesse, Rose Claire Garin, est proche parente du r\u00e9volutionnaire Guffroy qui joue un r\u00f4le consid\u00e9rable dans la ville ; on le dit son neveu. Cette protection de Guffroy permet \u00e0 la communaut\u00e9 de suivre la forme de vie plus d\u2019une ann\u00e9e encore. Mais le triomphe de la Commune, les massacres du 2 Septembre 1792 paraissent lourds de douloureux pr\u00e9sages.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-color\" style=\"color:#993300\"><strong>Par ordre du gouvernement, la dispersion est exig\u00e9e pour le 1er Octobre 1792.<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Le matin du 1er Octobre<\/strong>, les clarisses se r\u00e9unissent au ch\u0153ur, font toutes ensemble la promesse de toujours rester fid\u00e8les \u00e0 Dieu et \u00e0 l\u2019Eglise, s\u2019embrassent une derni\u00e8re fois et quittent le monast\u00e8re par petits groupes de deux ou trois. Aucune ne sera arr\u00eat\u00e9e. Certaines prennent le chemin de l\u2019exil et se dirigent vers l\u2019Allemagne ou la Pologne, d\u2019autres choisissent de rester dans le Pas de Calais, cach\u00e9es dans un coin retir\u00e9 d\u2019une maison. L\u2019abbesse, Rose Claire Garin, se r\u00e9fugie m\u00eame dans le pigeonnier de sa maison natale \u00e0 Sainte Catherine, y menant une vie \u00e9difiante. On raconte que : <em>\u00ab Quelques uns de ses parents, la voyant toujours accompagn\u00e9e d\u2019un coffret dont elle ne voulait jamais se s\u00e9parer, s\u2019imagin\u00e8rent qu\u2019il devait contenir le tr\u00e9sor du monast\u00e8re. Un beau jour, leur curiosit\u00e9 n\u2019y tient plus ; profitant de l\u2019absence de la s\u0153ur, l\u2019un d\u2019eux soul\u00e8ve le couvercle et y d\u00e9couvre \u2026 un br\u00e9viaire ! \u00bb<\/em> Dix jours apr\u00e8s le d\u00e9part des s\u0153urs, le monast\u00e8re et tous ses biens sont vendus aux ench\u00e8res. Pour tirer parti de son bien, le propri\u00e9taire fera de l\u2019\u00e9glise une fabrique de salp\u00eatre. Quand au couvent il n\u2019en restera rien, hormis la chapelle du jardin. Mais la main du Seigneur, qui dirige les \u00e9v\u00e9nements, sauve l\u2019\u00e9glise de la destruction : le 25 Juillet 1808, 16 ans apr\u00e8s sa vente, elle deviendra \u00e9glise de la paroisse saint Nicolas en cit\u00e9 et sera rendue au culte !<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Le retour de l&rsquo;exil<\/h2>\n\n\n\n<p>D\u00e8s que les s\u0153urs exil\u00e9es apprennent de meilleures nouvelles de France, elles s\u2019en reviennent, rejoignant l\u2019une ou l\u2019autre communaut\u00e9 renaissante. Vers 1802, trois s\u0153urs exil\u00e9es vivent au couvent d\u2019Amiens. En F\u00e9vrier 1813, elles reviennent \u00e0 Arras, et sont accueillies chez les s\u0153urs de sainte Agn\u00e8s. Mais bient\u00f4t, un g\u00e9n\u00e9reux bienfaiteur leur loue une petite maison, rue des chariotes. L\u00e0, une ancienne clarisse d\u2019Hesdin vient les rejoindre. En 1815, elles songent s\u00e9rieusement \u00e0 faire rena\u00eetre leur vieux couvent. Gr\u00e2ce \u00e0 des aum\u00f4nes, elles rach\u00e8tent une maisonnette sur le terrain ayant appartenu au Monast\u00e8re. Elles sont six maintenant, et d\u00e9j\u00e0 on peut compter parmi elles deux postulantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 plus de 20 ans que les s\u0153urs ont d\u00fb quitter Arras ; il y a celles qui ne peuvent revenir \u00e0 cause de l\u2019\u00e2ge et de la maladie, celles qui ont rejoint la patrie c\u00e9leste. Il leur faut maintenant obtenir le droit de vivre en communaut\u00e9 : pour cela une autorisation gouvernementale est n\u00e9cessaire. S\u2019engage alors un combat avec l\u2019administration qui se refuse \u00e0 leur donner l\u2019autorisation d\u2019exister. Au milieu de cette tourmente, un accident survient en 1818 , <em>\u00ab car deux s\u0153urs clarisses se sont r\u00e9pandues dans les campagnes pour qu\u00eater avec l\u2019autorisation du maire d\u2019Arras \u00bb.<\/em> Leur passage fait beaucoup de bruit et passe des maires au Pr\u00e9fet, du pr\u00e9fet au ministre de l\u2019int\u00e9rieur\u2026 L\u2019affaire est grave et inqui\u00e9tante pour l\u2019avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9v\u00eaque veut obtenir \u00e0 la communaut\u00e9 cette reconnaissance l\u00e9gale, et puisqu\u2019elle est refus\u00e9e aux s\u0153urs en tant que contemplatives, il oblige les clarisses \u00e0 se d\u00e9clarer enseignantes\u2026.ce contre quoi, et non sans raisons, s\u2019\u00e9l\u00e8vent les municipaux d\u2019Arras. C\u2019est le statu quo !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1825<\/strong>, les tractations reprennent avec les m\u00eames difficult\u00e9s, le gouvernement se refuse \u00e0 autoriser les communaut\u00e9s mendiantes. Les clarisses veulent rester fid\u00e8les \u00e0 la pauvret\u00e9. Le combat est rude et douloureux : le Cardinal de la Tour d\u2019Auvergne, \u00e9v\u00eaque d\u2019Arras, tente m\u00eame de convaincre les s\u0153urs de c\u00e9der en leur faisant pr\u00eacher une retraite de 3 jours ! Au terme de celles-ci, c\u2019est le Cardinal qui c\u00e8de en accordant \u00e0 la communaut\u00e9 le d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire sollicit\u00e9 par l\u2019Abbesse ! Que va-t-il se passer durant ce sursis ? En ces jours-l\u00e0, le roi Charles X visite le comt\u00e9 d\u2019Arras\u2026.Les clarisses d\u00e9cident de profiter de la circonstance pour se faire reconna\u00eetre par le Roi. Elles confectionnent une petite cr\u00e8che, qu\u2019une s\u0153ur externe ira offrir au monarque au nom de toutes. De fait, en lui remettant l\u2019humble pr\u00e9sent, elle lui expose le drame qui se joue quant \u00e0 la reconnaissance de la communaut\u00e9. Le roi Charles X accueille la cr\u00e8che avec plaisir, et r\u00e9pond \u00e0 la s\u0153ur que le monast\u00e8re n\u2019a pas \u00e0 se tourmenter, qu\u2019il l\u2019assure de sa puissante protection et promet de ne jamais l\u2019inqui\u00e9ter. Voil\u00e0 la communaut\u00e9 tir\u00e9e d\u2019affaire !<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Le monast\u00e8re de 1847<\/h2>\n\n\n\n<p>Elles \u00e9taient 6 en 1815, elles sont 15 en 1830, la petite maison devient \u00e9troite et la vie est dure : s\u0153ur Marie Colette en t\u00e9moigne en 1863 : <em>\u00ab L\u2019exigu\u00eft\u00e9 du local que nous habitions nous faisait beaucoup souffrir. Le grenier nous servait de dortoir et il nous abritait si imparfaitement contre l\u2019intemp\u00e9rie des saisons que, dans l\u2019hiver, nous trouvions habituellement nos lits couverts de verglas\u2026 Nous \u00e9tions tellement \u00e0 l\u2019\u00e9troit que nous avions peine \u00e0 y trouver place, bient\u00f4t m\u00eame, il devint si incommode que nous \u00e9tions oblig\u00e9es de disposer des cuves pour recevoir la pluie et la neige qui ne nous \u00e9pargnaient pas. \u00bb<\/em> L\u2019\u00e9glise du couvent de 1457 est toujours leur \u00e9glise, elles assistent \u00e0 la messe dans la chapelle de la sainte Vierge, derri\u00e8re un grand voile qui les d\u00e9robe aux yeux du public, mais elles r\u00e9citent l\u2019office dans un petit oratoire construit pr\u00e8s de leur maison. Un grand r\u00eave les habite : reconstruire le monast\u00e8re \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame o\u00f9 il fut plant\u00e9 en 1457 ! En 1835, elles rach\u00e8tent l\u2019\u00e9glise, la providence pourvoie de mani\u00e8re surprenante et en 1839, avec les b\u00e9n\u00e9dictines du Saint Sacrement, leurs voisines, elles rach\u00e8tent une partie des terrains de l\u2019ancien couvent. Enfin, elles vont pouvoir reconstruire le monast\u00e8re. A peine le jardin est-il en possession de la communaut\u00e9, que les s\u0153urs veulent rendre \u00e0 la sainte Vierge la place qu\u2019Elle occupait jadis dans la petite chapelle. En procession, toutes les s\u0153urs, pieds nus, au plus fort de l\u2019hiver, ayant de la neige jusqu\u2019\u00e0 mi-jambes y transportent une statue de la Reine du Ciel ! Aucune des s\u0153urs d\u2019avant la dispersion de 1792 n\u2019a pu revoir la chapelle du jardin, ni prier sur la tombe de ses s\u0153urs ; elles auraient tant aim\u00e9 indiquer aux nouvelles venues l\u2019ancien emplacement des lieux !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1847<\/strong>, la communaut\u00e9 prend possession des nouveaux locaux. Le couvent de sainte Claire a su rena\u00eetre de ses ruines ! Mais, il y fait tr\u00e8s pauvre. Le b\u00e2timent n\u2019a pas de clo\u00eetre et les s\u0153urs doivent braver les intemp\u00e9ries pour se rendre d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre en traversant la cour. En 1888, le P\u00e8re confesseur fait, par surprise, offrir une v\u00e9randa aux s\u0153urs ; elle sera achev\u00e9e en 1890. Puis, ce bon P\u00e8re r\u00e9am\u00e9nage tout le monast\u00e8re (transforme le ch\u0153ur des moniales, fait reconstruire le r\u00e9fectoire et l\u2019infirmerie, r\u00e9nover le noviciat ; c\u2019est l\u2019\u00e9poque aussi o\u00f9 le dortoir voit appara\u00eetre des cellules individuelles\u2026 En 1899, le monast\u00e8re a la physionomie que nous lui connaissons aujourd\u2019hui. En ce d\u00e9but de XXe si\u00e8cle, r\u00e9publicains et catholiques entrent en conflit, en 1901 la loi Waldeck-Rousseau interdit les \u00ab congr\u00e9gations religieuses \u00bb. La communaut\u00e9 n\u2019a plus que deux alternatives possibles : se faire autoriser par le gouvernement, ou s\u2019exiler avant le 1er octobre. Les s\u0153urs se pr\u00e9parent \u00e0 quitter le monast\u00e8re, \u00e0 quitter la France. Les communaut\u00e9s belges ouvrent toutes grandes leurs portes. (14 s\u0153urs seront accueillies \u00e0 Gand, 5 \u00e0 Hassalt, 9 \u00e0 Roulers). L\u2019\u00e9v\u00eaque, Monseigneur Williez leur dit simplement : <em>\u00ab Je souhaite que votre d\u00e9cision soit la meilleure, sans en \u00eatre bien convaincu. \u00bb<\/em> De leur c\u00f4t\u00e9, les bienfaiteurs se refusent \u00e0 opter pour le d\u00e9part\u2026 Par eux, on apprend que monsieur le Maire a dit que la communaut\u00e9 des clarisses \u00e9tant tr\u00e8s ancienne, on les laisserait tranquilles, Monsieur le Pr\u00e9fet ayant la m\u00eame id\u00e9e\u2026L\u2019\u00e9v\u00eaque quant \u00e0 lui, sans rien exiger, se contentait de <em>\u00ab trouver plus religieux de se faire autoriser \u00bb<\/em>. Les s\u0153urs se rangent \u00e0 cet avis et renoncent \u00e0 l\u2019exil. Le Monast\u00e8re sera reconnu le 27 septembre 1901, trois jours avant la dispersion envisag\u00e9e. Pourtant, en 1903, les expulsions se font en masse, toutes les chapelles sont ferm\u00e9es. La communaut\u00e9 des clarisses s\u2019unit au v\u0153u commun adress\u00e9 au Sacr\u00e9-C\u0153ur de J\u00e9sus, et s\u2019engage \u00e0 l\u2019adoration perp\u00e9tuelle du premier vendredi de l\u2019ann\u00e9e si gr\u00e2ce leur est faite de rester en France. Par gr\u00e2ce, elles pourront rester ! Ce ne sera pas le cas de tous.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-color\" style=\"color:#993300\"><strong>Le 11 d\u00e9cembre 1905 est vot\u00e9e la s\u00e9paration de l\u2019\u00c9glise et de l\u2019\u00c9tat.<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Le 14 d\u00e9cembre 1906<\/strong>, l\u2019\u00e9v\u00eaque est chass\u00e9 de son \u00e9v\u00each\u00e9 ainsi que les directeurs et \u00e9l\u00e8ves du grand s\u00e9minaire. La vie religieuse se vit plus ou moins clandestinement.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">La Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/h2>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 la guerre se trame dans l\u2019ombre : en Octobre 1914, les obus pleuvent sur la ville d\u2019Arras qui sera d\u00e9truite presque enti\u00e8rement ; le monast\u00e8re en re\u00e7oit trois ; les s\u0153urs se r\u00e9fugient \u00e0 la cave avec le Saint Sacrement. Le pr\u00e9fet conseille \u00e0 la population d\u2019\u00e9vacuer. Au monast\u00e8re, les avis sont partag\u00e9s. De nouveaux obus s\u2019abattent sur le couvent, les bombardements font rage. La vie est rude. En f\u00e9vrier, le maire offre un sac de pommes de terre \u00e0 une s\u0153ur externe qu\u2019il rencontre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1915<\/strong>, les bombardements ne cessent plus. Le 3 Juillet, l\u2019\u00e9vacuation g\u00e9n\u00e9rale est exig\u00e9e. Au soir, les clarisses partent pour Belval, la Trappe leur ouvre ses portes et son c\u0153ur. Deux volontaires restent pour garder le monast\u00e8re, et surtout maintenir une pr\u00e9sence priante dans la ville d\u00e9chir\u00e9e. A Belval, les deux ordres contemplatifs poursuivent leur mission de pri\u00e8re. Et chacune met ses talents au service de la communaut\u00e9 : les s\u0153urs sont au jardin, \u00e0 la fromagerie, \u00e0 la cuisine, \u00e0 la lessive. La plus intime confiance r\u00e8gne, on voit m\u00eame l\u2019\u00e9conomat confi\u00e9 \u00e0 une clarisse ! En 1918, deux postulantes entrent chez les clarisses \u00e0 Belval, dont la c\u00e9l\u00e8bre s\u0153ur Saint Jean, future s\u0153ur externe connue \u00e0 travers tout le dioc\u00e8se gr\u00e2ce \u00e0 ses p\u00e9r\u00e9grinations en qu\u00eate ! La communaut\u00e9 restera \u00e0 Belval jusqu\u2019en juin 1919, quelques mois encore apr\u00e8s l\u2019armistice. En effet, \u00e0 Arras il faut retaper le couvent ; la chapelle ne sera rouverte au public qu\u2019en mai 1920. La vie reprend peu \u00e0 peu au monast\u00e8re ; celui-ci subit quelques modifications. Le projet de construction d\u2019un clo\u00eetre est mis \u00e0 l\u2019\u00e9tude, mais cela restera \u00e0 l\u2019\u00e9tat de projet jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui !<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">La Seconde Guerre mondiale<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Le 1er Septembre 1939<\/strong>, l\u2019Angleterre d\u00e9clare la guerre \u00e0 l\u2019Allemagne et le soir la France la rejoint. Le 18 Mai 1940, Monseigneur Dutoit, \u00e9v\u00eaque d\u2019Arras, ordonne \u00e0 la communaut\u00e9 des clarisses de gagner \u00e0 nouveau Belval. Comme en 1914, deux volontaires, s\u0153ur Marie de la sainte Face et s\u0153ur saint Jean restent pour garder le couvent. A la Trappe de Belval, ce sont de joyeuses retrouvailles ! Les \u00e9v\u00e8nements se pr\u00e9cipitent et l\u2019armistice est sign\u00e9, le 19 Juin 1940.<\/p>\n\n\n\n<p>Les s\u0153urs rentrent \u00e0 Arras : la rue sainte Claire n\u2019est plus que ruines, seul le monast\u00e8re reste debout, \u00e0 peine touch\u00e9, prot\u00e9g\u00e9 par le Ciel ! Les ann\u00e9es 1941, 1942, 1943 s\u2019\u00e9coulent dans un calme relatif, il n\u2019y a pas de bombardements. 1944 pr\u00e9sente une autre atmosph\u00e8re : les alertes deviennent s\u00e9rieuses. La cave sert de dortoir, et il faut m\u00eame y faire plusieurs offices, de jour et de nuit. L\u2019attaque des anglais est redoutable et en ao\u00fbt, les pr\u00eatres allemands qui venaient c\u00e9l\u00e9brer au monast\u00e8re annoncent leur d\u00e9part. Les anglais font une entr\u00e9e dans la ville. Arras est lib\u00e9r\u00e9e ! Au monast\u00e8re, le <em>Te Deum<\/em> \u00e9clate pour remercier Dieu.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Le Concile Vatican II<\/h2>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, la vie reprend son cours au monast\u00e8re. La communaut\u00e9 vit de dons, du jardin qu\u2019elle cultive, de la qu\u00eate faite par les s\u0153urs externes. Au monast\u00e8re, il n\u2019y avait pas d\u2019eau courante, pas ou peu d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, pas de chauffage, une cuisini\u00e8re au charbon qu\u2019il fallait allumer tous les matins ; au parloir : deux grilles et un \u00e9pais rideau noir. C\u00f4t\u00e9 outils de travail, tout \u00e9tait aussi rudimentaire : c\u2019\u00e9tait souvent les familles qui fournissaient chariots, b\u00eaches, machines \u00e0 coudre\u2026Les s\u0153urs ne sortaient jamais. <em>\u00ab Cette situation ne nous emp\u00eachait pas d\u2019\u00eatre heureuses, t\u00e9moignent les s\u0153urs, et on ne regrette pas d\u2019avoir connu ce temps l\u00e0. \u00bb<\/em> C\u2019est dans ce contexte que le concile Vatican II est arriv\u00e9. Imaginez maintenant des s\u0153urs qui ont v\u00e9cu 20, 30, 40, 50 ans ainsi, et qui vont vivre le bouleversement qui va suivre\u2026 L\u2019impulsion donn\u00e9e par le concile encourage des liens entre les communaut\u00e9s, il en existait d\u00e9j\u00e0 puisque d\u00e8s 1954, le monast\u00e8re d\u2019Arras \u00e9tait entr\u00e9 dans la f\u00e9d\u00e9ration   \u00ab sainte Colette \u00bb Besan\u00e7on-Poligny. Les \u00e9changes demeuraient cependant \u00e9pistolaires. Avec le Concile, on passe d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration \u00ab sans sortie \u00bb \u00e0 une f\u00e9d\u00e9ration avec des visites de monast\u00e8res (r\u00e9unions f\u00e9d\u00e9rales, r\u00e9unions d\u2019abbesses\u2026.)<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-text-color\" style=\"color:#993300\"><strong>Le Concile allait donc donner un tournant et un fameux tournant \u00e0 la communaut\u00e9<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u2019abord, il a permis l\u2019unit\u00e9 de la communaut\u00e9 par l\u2019int\u00e9gration des s\u0153urs externes, apparues en 1816 pour remplacer les fr\u00e8res qu\u00eateurs d\u2019avant la R\u00e9volution. Celles-ci suivaient la R\u00e8gle du Tiers Ordre avec des r\u00e8glements et des statuts propres \u00e0 Arras, \u00e9tant plus ou moins autonomes selon l\u2019\u00e9poque. Elles vivaient dans une maison accol\u00e9e au monast\u00e8re dont elles ne partag\u00e8rent jamais la cl\u00f4ture. D\u00e9sormais, elles suivent la m\u00eame R\u00e8gle que les autres s\u0153urs, viennent au r\u00e9fectoire, \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9ation, au ch\u0153ur, au chapitre ; elles ont le m\u00eame v\u00eatement, le m\u00eame horaire. Tout ceci s\u2019est fait progressivement de 1967 \u00e0 1969, avec l\u2019accord de la communaut\u00e9 et surtout de chaque s\u0153ur externe.<br><\/li>\n\n\n\n<li>Ensuite, le Concile a permis la transformation de la chapelle et du ch\u0153ur (en 1968-1969). Transformation ayant des cons\u00e9quences importantes au niveau liturgique (c\u00e9l\u00e9bration de l\u2019Eucharistie, des offices). L\u2019adaptation demand\u00e9e est \u00e9norme ! Passage du latin au fran\u00e7ais qui am\u00e8ne des r\u00e9p\u00e9titions tous les jours, des sessions de formation ; mais toujours il se trouve quelqu\u2019un pour venir en aide \u00e0 la communaut\u00e9.<br><\/li>\n\n\n\n<li>Enfin, d\u00e8s les d\u00e9buts des ann\u00e9es 1970, on voit aussi se transformer progressivement l\u2019accueil : on y am\u00e9nage des chambres pour les retraitants ; au parloir, on enl\u00e8ve une grille, puis les deux. Ce qui est remarquable, c\u2019est que rien ne s\u2019est fait dans la pr\u00e9cipitation : l\u2019adaptation s\u2019est v\u00e9cue en douceur, les d\u00e9cisions ont \u00e9t\u00e9 prises ensemble, au rythme de la communaut\u00e9. Une communaut\u00e9 dont l\u2019Esprit Saint, j\u2019en suis s\u00fbre, avait pr\u00e9par\u00e9 le c\u0153ur \u00e0 accueillir les dons que le Seigneur allait faire \u00e0 son Eglise, et qui, d\u00e8s les d\u00e9buts du Renouveau s\u00fbt accueillir un groupe de pri\u00e8re ; une communaut\u00e9 qui a su <em>\u00ab tirer du neuf de l\u2019ancien \u00bb<\/em> et qui essaie, jour apr\u00e8s jour, de s\u2019ouvrir \u00e0 la gr\u00e2ce des commencements.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fondation d\u00e8s 1445 Sainte Colette, de retour dans le Nord, aurait aim\u00e9 fonder un monast\u00e8re dans sa ville natale. 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